Hiccups provoqués par les médicaments : causes et remèdes
févr., 12 2026
Test d'identification des hoquets provoqués par les médicaments
Ce test vous aide à déterminer si votre hoquet pourrait être causé par un médicament que vous prenez. En fonction de vos réponses, vous obtiendrez une évaluation de risque et des conseils appropriés.
Le hoquet, ce petit spasme gênant qui vous fait dire « hic » sans arrêt, n’est pas toujours un simple réflexe passager. Dans certains cas, il est directement lié à un médicament que vous prenez. Ce n’est pas rare, et pourtant, la plupart des gens ne le savent pas. Si vous avez un hoquet qui dure plus de deux jours, surtout après avoir commencé un nouveau traitement, il est possible que ce soit votre médicament la cause. Et heureusement, il existe des solutions simples, efficaces et souvent sous-estimées.
Comment un médicament peut provoquer un hoquet
Le hoquet vient d’un spasme incontrôlé du diaphragme, suivi d’une fermeture brutale des cordes vocales. Ce réflexe est contrôlé par un circuit nerveux précis : les nerfs vagues et phréniques envoient des signaux au tronc cérébral, qui envoie ensuite un ordre au diaphragme de se contracter. Certains médicaments perturbent ce circuit. Ils peuvent irriter les nerfs, modifier les neurotransmetteurs ou provoquer une distension gastrique. Par exemple, les opioïdes comme la morphine ralentissent le transit digestif, ce qui gonfle l’estomac et active le réflexe du hoquet. D’autres, comme les stéroïdes, agissent directement sur les récepteurs dans le cerveau qui contrôlent ce spasme.Les médicaments les plus à risque
Tous les médicaments ne provoquent pas le hoquet de la même manière. Certains sont bien connus pour ce côté inattendu. Parmi les plus fréquents :- Dexaméthasone : ce stéroïde, souvent prescrit en chimiothérapie, cause des hoquets chez jusqu’à 41 % des patients lorsqu’il est combiné avec la cisplatine. Les hommes semblent plus touchés.
- Chimiothérapie (cisplatine) : bien que ce ne soit pas un médicament à proprement parler, son association avec les stéroïdes amplifie fortement le risque.
- Morphine et autres opioïdes : chez les patients en soins chroniques, 5 à 7 % développent un hoquet persistant après leur début.
- Midazolam : ce sédatif utilisé en chirurgie peut déclencher des hoquets chez 8 à 12 % des patients.
Des antibiotiques comme l’azithromycine ou la moxifloxacine ont aussi été impliqués, mais beaucoup plus rarement - moins de 2 % des cas. Ce qui rend ce problème difficile à détecter, c’est que les notices de médicaments ne mentionnent presque jamais le hoquet comme effet secondaire. Résultat : les médecins le négligent, et les patients pensent que c’est « normal ».
Comment savoir si c’est votre médicament ?
Il n’y a pas de test pour confirmer qu’un médicament cause votre hoquet. Mais il y a des indices clairs :- Le hoquet a commencé juste après la prise du médicament (souvent dans les 24 à 72 heures).
- Il persiste plus de 48 heures - c’est le seuil pour un hoquet persistant.
- Il disparaît quand vous arrêtez le traitement - ou s’aggrave quand vous le reprenez.
- Vous n’avez pas d’autre cause évidente : pas de reflux, pas de problème nerveux, pas de tumeur.
Un outil appelé l’échelle de Naranjo aide les médecins à évaluer la probabilité qu’un médicament soit en cause. Mais même sans cet outil, si le timing correspond, c’est déjà un bon indice. Une étude de 2019 montre que 35 % des cas sont mal diagnostiqués parce que le lien médicament-hoquet n’est pas envisagé.
Que faire ? Les remèdes simples
Avant d’aller voir un médecin ou de changer de traitement, essayez ces méthodes, toutes basées sur des études récentes :- Une cuillère à café de sucre granulé : avalé lentement, il stimule les nerfs du palais et arrête le réflexe chez 72 % des personnes (étude JAMA, 2021).
- Gargariser de l’eau glacée : la fraîcheur ralentit les nerfs impliqués. 65 % de réussite.
- Retenir votre souffle : inspirez profondément, retenez votre souffle 10 à 15 secondes, puis expirez lentement. Répétez 3 fois. 58 % d’efficacité.
- Boire un verre d’eau en position penchée : cela déclenche un réflexe de déglutition qui « réinitialise » le circuit du hoquet.
Beaucoup de patients sur des forums comme Reddit ou Drugs.com rapportent que ces méthodes ont arrêté leurs hoquets en quelques minutes. Certains ont même arrêté un hoquet de 72 heures avec juste du sucre.
Quand faut-il un traitement médical ?
Si les remèdes maison ne marchent pas et que le hoquet dure plus d’une semaine, il faut agir. Les médecins ont deux options principales :- Baclofène : un muscle relaxant qui agit sur les récepteurs GABA-B dans le cerveau. Il est très efficace contre les hoquets liés aux stéroïdes. Dose typique : 5 mg, trois fois par jour. Une méta-analyse montre qu’il fonctionne chez 60 à 70 % des patients.
- Chlorpromazine (Thorazine) : c’est le seul médicament approuvé par la FDA pour traiter le hoquet. Il bloque les récepteurs de la dopamine impliqués dans le réflexe. Dose : 25 à 50 mg par jour. Mais il a des effets secondaires importants : somnolence, troubles du rythme cardiaque. On l’utilise seulement si les autres traitements échouent.
Des études récentes montrent que chez les patients en chimiothérapie, prendre du baclofène en prévention - 5 mg deux fois par jour - réduit le taux de hoquets de 41 % à seulement 12,7 %. C’est une avancée majeure pour améliorer la qualité de vie.
Le changement dans les pratiques médicales
En 2024, l’American Medical Association a introduit un nouveau code ICD-10 : R09.2-MIH (Hoquet induit par les médicaments). Cela signifie que les médecins doivent désormais le reconnaître comme une condition distincte, et non comme un simple symptôme accessoire. La FDA et l’EMA exigent désormais que les fabricants de stéroïdes et de médicaments agissant sur le système nerveux central incluent le hoquet dans leurs données de sécurité.Un nouveau médicament, le GBX-204, un agoniste du récepteur GABA-B, vient d’obtenir le statut de « thérapie révolutionnaire » de la FDA en juin 2023. Les essais montrent qu’il résout 82 % des hoquets intractables - mieux que le baclofène. Il pourrait être disponible d’ici 2026.
Que faire si vous ne pouvez pas arrêter le médicament ?
C’est le cas des patients en chimiothérapie. Arrêter la dexaméthasone ou la cisplatine n’est pas une option. Dans ces situations, la clé est la prévention. Le baclofène en dose basse est la meilleure stratégie. Une étude de 2012 a montré qu’avec cette approche, les hoquets sont réduits de plus de 70 %. Certains oncologues le prescrivent systématiquement dès le début du traitement.Il faut aussi penser à la qualité de vie. Un hoquet qui dure des jours peut causer de l’épuisement, de l’anxiété, une perte de poids, et même des troubles du sommeil. Ce n’est pas « juste un hoquet ». C’est une nuisance médicale réelle.
Conclusion : ne sous-estimez pas ce symptôme
Le hoquet causé par un médicament n’est pas une blague. C’est un effet secondaire sous-diagnostiqué, mais très réel. Si vous en avez un qui dure plus de deux jours, surtout après avoir commencé un nouveau traitement, parlez-en à votre médecin. Ne l’acceptez pas comme « normal ». Les solutions existent : du sucre à la maison, du baclofène en clinique, ou bientôt un nouveau traitement. Et surtout, vous n’êtes pas seul - des milliers de patients traversent la même chose chaque année. Ce n’est pas dans votre tête. C’est dans vos nerfs. Et ça peut être réglé.Quels médicaments sont les plus susceptibles de provoquer des hoquets ?
Les médicaments les plus souvent impliqués sont les stéroïdes (notamment la dexaméthasone), les opioïdes (comme la morphine), les sédatifs (comme le midazolam) et certains agents de chimiothérapie comme la cisplatine. La dexaméthasone, en particulier lorsqu’elle est combinée à la cisplatine, cause des hoquets chez jusqu’à 41 % des patients.
Combien de temps durent les hoquets causés par les médicaments ?
Dans 65 % des cas, les hoquets disparaissent en moins de 48 heures. Dans 30 % des cas, ils deviennent persistants (plus de 48 heures), et dans 5 %, ils deviennent intractables (plus d’un mois). Les cas liés à la chimiothérapie ou aux stéroïdes sont plus susceptibles de durer longtemps.
Le sucre peut-il vraiment arrêter un hoquet ?
Oui. Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine en 2021 a montré qu’avaler une cuillère à café de sucre granulé stoppe les hoquets chez 72 % des personnes. Cela fonctionne en stimulant les nerfs du palais, ce qui « réinitialise » le réflexe du hoquet. C’est une méthode simple, sans risque et très efficace.
Le baclofène est-il sûr pour traiter les hoquets ?
Le baclofène est généralement bien toléré, surtout à faible dose (5 mg trois fois par jour). Ses effets secondaires les plus fréquents sont la somnolence, les étourdissements et une légère faiblesse musculaire. Il est contre-indiqué chez les personnes souffrant de maladies rénales sévères. Il est très efficace pour les hoquets liés aux stéroïdes, avec une efficacité de 60 à 70 %.
Pourquoi les médecins négligent-ils souvent le lien entre médicaments et hoquets ?
Parce que les notices de médicaments ne mentionnent presque jamais le hoquet comme effet secondaire. De plus, c’est un symptôme souvent considéré comme bénin, donc les médecins ne le recherchent pas. Une étude de 2023 a montré que seulement 37 % des professionnels de santé identifient correctement un hoquet induit par un médicament. Cela entraîne des diagnostics erronés et des examens inutiles.
corine minous vanderhelstraeten
février 12, 2026 AT 17:16Oh mais bien sûr, encore un truc que les pharma nous cachent pour faire des milliards sur les chimiothérapies ! Les hoquets, c’est juste un petit bonus pour nous rendre dépendants de leurs médicaments de fortune. J’espère que vous avez bien payé votre dexaméthasone en cash, parce que sinon, vous êtes un traître à la santé publique. Et puis bon, sucre ? Seriously ? On est en 2024, pas dans une cuisine de 1950. J’ai hâte que la FDA mette un avis sur les bonbons.
PS : J’ai arrêté la chimio après 3 jours de hoquet. J’ai pris un billet pour la Belgique. Ici, on ne se laisse pas faire.
PPS : Si vous avez un hoquet, c’est que vous n’avez pas assez aimé votre mère.